
L’avenir du groupe BRIC se décide à Brasilia
Les quatre grands pays émergents font face actuellement à un défi : décider de l’avenir du BRIC . Devra-t-il rester un groupe informel qui n’a pas de réel pouvoir de décision sur les affaires du monde ou doit-il se transformer en une organisation formelle, institutionnalisée, capable d’agir dans d’autres domaines que l’économique ? Un premier élément de réponse a déjà été donné par le Brésil, le pays hôte du deuxième sommet des BRIC réunissant à Brasilia les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Inde, de la Chine et de la Russie. En effet, aussi bien dans la capitale fédérale que dans la ville de Rio des représentants des banques privées, des banques de développement, des ministères de l’agriculture et de haut fonctionnaires spécialisés dans les affaires stratégiques de chacun des quatre pays cherchent des positions communes dans les domaines financier, des investissements, du changement climatique, de la sécurité alimentaire et de la réforme des institutions internationales. Une autre première est la présence de délégations de think tanks des quatre pays, dont une dizaine de membres de la très respectée Académie Chinoise des Sciences Sociales partis de Pékin au début de la semaine avec la nombreuse délégation du président Hu Jintao.
La nouvelle stratégie énergétique de la Chine
Fin janvier, le gouvernement chinois a annoncé sa décision de créer une Commission d’Etat de l’énergie (CEE) présidée par le Premier ministre Wen Jiabao. Son objectif est de mettre en œuvre toute une série de mesures stratégiques dans le domaine énergétique et, surtout, de veiller à leur application.
La Russie modernise son réseau ferroviaire avec Alstom
Le train est un moyen de transport traditionnel très prisé en Russie. En témoigne le Transsibérien, la ligne mythique des tsars, une des plus longues du monde (9 288 km), créé en 1888, et reliant d’Ouest en Est Moscou à Vladivostok en traversant 990 gares.
Copenhague,le défi des pays émergents
Le Brésil, l’Inde et la Chine, ainsi que l’Afrique du Sud, ont proposé un texte pour la conférence sur le climat de Copenhague dont le but est de marquer la différence des pays du groupe BRIC par rapport au projet de déclaration finale envisagé par les pays industrialisés, menés par le Danemark, qui sera l’hôte de ce sommet de l’ONU du 7 au 18 décembre.
“Socialiser”pour bien négocier avec les pays du groupe BRIC
Bien appréhender les spécificités des marchés des pays émergents est le must de toute entreprise qui ambitionne de s’y implanter (repères économiques, réglementations, conditions de travail…). Mais la réussite des affaires dépend aussi d’une bonne connaissance de la « culture de négociation » du pays cible, afin d’interagir avec efficacité.
La Russie renoue avec la croissance

Après la Chine, dont le succès du plan de relance proposé par le gouvernement il y a juste un an est indéniable ; après le Brésil, qui table sur un taux de croissance supérieur à 5% cette année et après l’Inde dont l’économie semble avoir été épargnée par la crise financière mondiale, la Russie renoue à son tour avec la croissance. Presque tous les indicateurs sont en hausse car le rebond des cours pétroliers et des prix des matières premières, associé à la hausse des marchés et au regain d’appétit des investisseurs pour les économies émergentes a mis ce pays sur les rails, même si des signes de faiblesse sont encore perceptibles. Lire la suite →
Des femmes non désirées

Dès 1990, l’économiste indien et Prix Nobel Armartya Sen faisait état d’un déséquilibre démographique : l’Asie compte 100 millions de femmes de moins que d’hommes.
Or, la norme biologique dans le monde donne une légère avance sur les naissances de garçons - 105 pour 100 filles. Depuis vingt ans, l’Asie rompt cette régularité naturelle.
Aujourd’hui, le constat est alarmant : 163 millions de femmes manquent sur le continent, d’après une réévaluation du Fonds des Nations Unies pour la population, datant de 2005. L’Inde et la Chine, qui représentent plus d’un tiers de la population mondiale, connaissent pour la première fois de leur histoire un déficit de femmes, devenant les pays les plus masculins du monde.