
Depuis la découverte fin 2007 d’importants gisements de brut léger en eaux très profondes au large du littoral sud-est, le gouvernement brésilien pavoisait. ” Le Brésil “, affirmait alors avec fierté le président Lula, ” sera le prochain membre de l’OPEP,” le puissant cartel des pays producteurs de pétrole. Cela aurait pu se faire. Mais les autorités brésiliennes n’ont pas accepté l’invitation faite par l’Iran le 3 septembre par l’intermédiaire de son ambassadeur à Brasilia. Il avait remis ce jour là une lettre au président Lula dans laquelle il conviait le Brésil a devenir le plus jeune membre de l’organisation .
Même si cette hypothèse est considérée comme une nouvelle preuve de l’importance du rôle que le Brésil joue et jouera davantage sur la scène mondiale, les autorités brésiliennes ne veulent pas adhérer à une organisation même puissante comme l’OPEP, pour ne pas se soumettre à ses règles contraignantes. Le ministre des Mines et de l’Energie Edson Lobão a assuré que le moment n’est pas propice et qu’il faut d’abord évaluer le pour et le contre de cette adhésion. Le plus grand obstacle est la demande interieure: grand consommateur de brut, le Brésil ne se voit pas pour le moment faisant partie du club des exportateurs, alors que sa production actuelle suffit à peine aux besoins du pays.
Pourtant, les dirigeants de l’OPEP considèrent que le géant sud-américain devra tôt ou tard rejoindre le club des exportateurs, notamment si l’exploitation des réserves découvertes l’année dernière et estimées entre 50 et 80 milliards de barils s’avère possible, malgré l’épaisse couche de sel qui les recouvre.
Any Bourrier
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